Les mélanomes

Le mélanome est la forme la plus grave du cancer de la peau en raison de son potentiel métastatique élevé.

Dermatologie médicale : les mélanomes

Qu'est-ce que le mélanome ?

Comme leur nom l’indique, les mélanomes se développent à partir des mélanocytes, les cellules qui assurent la pigmentation de la peau.
Un mélanome survient lorsqu’une cellule (mélanocyte) se multiplie de façon anarchique jusqu’à former une tumeur de caractère malin. Plus des deux tiers apparaissent sur une peau jusque-là saine, les autres sur un nævus (grain de beauté) existant.

La multiplication des grains de beauté (plus de 50) accentue le risque de développer un mélanome, sans que ce soit nécessairement à partir de l’un d’entre eux. La fréquentation des cabines de bronzage accroît elle-aussi le risque de développer un mélanome.

Des antécédents familiaux sont constatés dans 5 à 10% des cas. Le mélanome siège plus volontiers sur les zones du corps habituellement couvertes mais exposées en été (jambes, torse, dos).

Toutefois, il est susceptible de se former sur toutes les parties du corps ainsi que sur les muqueuses (buccales, anales ou génitales) d’où la nécessité de pratiquer un examen complet lors de la surveillance annuelle conseillée.

Voir le paragraphe sur La prévention du cancer de la peau en introduction de la section La cancérologie.

Rappelons cependant que lorsqu’un mélanome apparait soudainement, il a grosso modo l’apparence d’un grain de beauté puis va rapidement évoluer en s’étendant horizontalement avant de pénétrer plus profondément dans la peau, le processus étant alors le même que lorsqu’il modifie un nævus préexistant.  

Retiré lorsqu’il est encore cantonné à l’épiderme le mélanome n’aura pas produit de métastases.

Laissé sans traitement, il va progressivement s’enfoncer dans le derme voire l’hypoderme.

Devenu cancer invasif, certaines de ses cellules véhiculées par les vaisseaux lymphatiques ou sanguins peuvent alors envahir les ganglions lymphatiques à proximité, ou différents organes comme les poumons, le foie, les os, le cerveau…

Les nouvelles tumeurs sont les métastases.

Le mélanome comporte quatre types principaux

  • Le mélanome superficiel extensif. C’est le plus courant (environ 2/3 des cas), dû en particulier à des coups de soleil importants dans le passé. Il revêt l’aspect d’une tache irrégulière foncée qui s’étale lentement, sur plusieurs années avant de devenir nodulaire et de pénétrer le derme, provoquant alors des métastases. On le rencontre majoritairement sur le cou et le tronc des hommes, sur les jambes des femmes.
  • Le mélanome de Dubreuilh. Il est spécifique aux personnes âgées et se présente sous la forme d’une tache brune plus ou moins foncée qui peut faire penser à des lentigines solaires d’où son autre appellation de mélanome de type lentigo malin. Le visage, le cou et les mains sont les zones les plus fréquemment touchées.
  • Le mélanome nodulaire. Une partie des mélanomes a d’emblée une apparence nodulaire sans passer par la phase superficielle. Il se caractérise par son aspect en saillie, monochrome, plutôt bleu foncé ou gris rose. Son évolution est rapide, immédiatement en profondeur. Il concerne toutes les parties du corps.
  • Le mélanome acrolentigineux. Il affecte principalement les personnes à la peau foncée dont il touche la paume des mains, la plante des pieds et le dessous des ongles. Lésion foncée plane au début il se développe ensuite en nodule à la manière du mélanome superficiel. Son diagnostic est souvent difficile en raison des couleurs similaires de la peau et de la lésion, laissant penser à une verrue plantaire.

Traitement des mélanomes

Après avoir établi le diagnostic précis grâce à un examen clinique scrupuleux, avec l’aide du dermatoscope et très généralement selon les résultats d’une biopsie permettant de mieux appréhender les caractéristiques de la lésion, le Dr Butnaru procèdera à l’exérèse totale de celle-ci, seule procédure capable de guérir le mélanome.

Une marge de sécurité, c’est-à-dire une zone de peau saine entourant la lésion sera prélevée en même temps afin d’éviter tout risque de prolifération éventuelle. Sa largeur sera fonction de l’épaisseur du mélanome (sa profondeur dans la peau). Importantes jusqu’à des années pas si lointaines et donc responsables de grosses cicatrices, ces marges de sécurité ne font pas plus de 2 cm aujourd’hui*.

Des protocoles de chimiothérapie et d’immunothérapie peuvent aussi être utilisés dans certains cas sévères.

*NB : Grâce au concours des techniques esthétiques disponibles et performantes que vous propose le Dr Butnaru (laser de relissage fractionnel, radiofréquence, lumière intense pulsée de dernière génération, ou encore peelings), il est devenu possible de rendre les cicatrices presque invisibles.